26/02/2015

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18/02/2015

Sur M6, les personnes handicapées vont chercher l’amour

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Dans quelques semaines, M6 diffusera une série documentaire sur seize personnes en situation de handicap à la recherche du grand amour. Une fausse bonne idée ? Mon Partenaire particulier suscite déjà le débat.

En apprenant l’information, on s’est souvenu de Lydie Raer interviewée il y a quelques mois. Au détour de la conversation, cette étudiante, auteure d’un blog ayant créé le buzz, plaisantait d’avoir été contactée par une chaîne de télévision pour participer à une émission de téléréalité avec des personnes en situation de handicap.
Sur le coup, on avait souri avec elle. Oseraient-ils ? Et oui ! Le Parisien l’a révélé dans son édition du vendredi 13 février 2015 : M6 lancera dans quelques semaines, « probablement en prime time », une « série documentaire » mettant en scène seize personnes en situation de handicap en quête de l’âme sœur. Comme un air de déjà vu… Après les agriculteurs, la nouvelle catégorie de population à sauver de son désert sentimental sont donc les personnes handicapées !
Composée de quatre épisodes de 70 minutes, cette émission baptisée sobrement Mon Partenaire particulier s’inspire d’un programme anglais, The Undateables, les « incasables », diffusé depuis 2012 sur Channel 4 et dont la quatrième saison a démarré début janvier 2015. Là-bas, même s’il suscite la polémique, ce rendez-vous connaît un vif succès d’audience. Durant la troisième saison, diffusée en janvier 2014, plus de 38 500 tweets étaient publiés durant chaque épisode.

Un « super appétit de vivre »

Dans l’article du Parisien, Anne-Sophie Larry, la directrice des productions externes de la chaîne, anticipe les critiques. « On essaye de trouver du sens dans nos programmes. Là, on revient à quelque chose d’essentiel, l’amour, par le prisme de personnes très positives, qui ont un super appétit de vivre. Leur identité n’est pas réduite à leur handicap. » Le producteur Samuel Kissous renchérit en soulignant « la pudeur et le respect » avec lesquels les témoins ont été filmés.
Chaque épisode mettra en avant quatre personnes âgées de 18 à 45 ans et atteintes de handicaps divers. Parmi elles, une maman paraplégique suite à un accident, un garçon autiste, une femme souffrant de la maladie des os de verre ou une personne atteinte du syndrome de Gilles de la Tourette.

Le pari réussi de montrer des personnes et pas des handicapés ?

Également interviewée dans le quotidien national, Elyn, 20 ans, IMC, dit avoir accepté de participer à cette émission ni « pour se moquer des personnes handicapées », ni pour « les exhiber » ou pour « faire pleurer » mais pour « montrer qu’on vit comme tout le monde ». L’ambition est louable. On ne peut qu’une nouvelle fois saluer cette visibilité accrue du handicap à une heure de grande écoute. Le pari est audacieux. Gardons-nous de tout procès d’intention sur un éventuel voyeurisme. On se demande seulement si, comme lors de l’émission Top Chef qui révéla le talentueux Grégory Cuilleron, on finira par oublier le handicap pour ne voir au final que des femmes et des hommes tout simplement. Claudine Colozzi – Photo Channel 4

11 % des discriminations à l’embauche dues au handicap

Un tiers des demandeurs d’emploi ont été victimes de discriminations à l’embauche. Pour 11 % d’entre elles, la discrimination était fondée sur leur handicap.

Les discriminations à l’embauche sont loin d’être marginales à en croire les résultats du 8e baromètre du Défenseur des droits et de l’Organisation internationale du travail. Un demandeur d’emploi sur trois, autant qu’en 2013, affirme en avoir déjà subi. Plusieurs fois même, pour la moitié d’entre eux. 35 % des victimes disent avoir été discriminées en raison de leur âge. C’est la première cause ressentie, devant l’apparence physique (25 %) et l’origine (20 %). Pour 11 % des victimes, la discrimination était fondée sur leur handicap.

Le handicap visible, un critère de discrimination pour 77 % des personnes interrogées

Plus généralement, 88 % des personnes interrogées estiment qu’être âgé de plus de 55 ans constitue un frein à l’embauche. L’âge arrive en tête des critères considérés comme discriminants devant la grossesse (85 %), un style (vêtements, coiffure, tatouages, etc.) ne correspondant pas aux codes du milieu professionnel (81 %), le handicap visible (77 %), l’obésité (75 %), la transexualité (73 %) et le handicap invisible (68 %). Franck Seuret 

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